La contamination par les vers chez le chien se produit souvent malgré une hygiène irréprochable et un environnement apparemment sain. Même les animaux vivant en appartement ou ne sortant que rarement restent exposés.
La transmission ne dépend pas seulement du contact avec d’autres chiens ou d’espaces extérieurs souillés. Certains parasites trouvent leur chemin via les puces, la viande crue, ou simplement lors d’une promenade banale. Des signes discrets peuvent passer inaperçus, retardant la prise en charge.
Pourquoi les vers sont un problème courant chez le chien
Ville ou campagne, peu importe : chaque chien navigue dans un univers truffé de parasites internes et externes. Un véritable petit monde invisible, où se côtoient vers de toutes sortes : nématodes, cestodes, protozoaires. Leur point commun ? Une capacité redoutable à s’installer dans l’intestin, parfois ailleurs, profitant de la curiosité et de l’énergie débordante des chiens. Flair au sol, museau partout, rien ne leur échappe, pas même les agents infectieux les plus discrets.
Côté fréquentation, les vers ronds, ascarides, trichures, ankylostomes, sont des habitués de nos compagnons. Ils ne sont pas seuls : les vers plats comme les ténias ou échinocoques s’invitent aussi, tout comme les protozoaires (Giardia, Isospora) qui passent souvent sous le radar mais déclenchent leur lot de troubles digestifs.
L’affaire ne concerne pas que l’animal. Certains parasites n’hésitent pas à franchir la frontière entre espèces. Les enfants et les personnes au système immunitaire affaibli peuvent en faire les frais. Avoir un chien, c’est donc aussi porter attention à ces risques, jour après jour.
Pour mieux s’y retrouver, voici un aperçu des principaux types de vers et de parasites internes susceptibles de toucher votre chien :
- Vers ronds : ascarides, trichures, ankylostomes, strongles
- Vers plats : ténias, échinocoques
- Protozoaires : Giardia, coccidies
La contamination ne rime pas avec négligence. Œufs invisibles dans la terre, ingestion de proies ou de puces, transmission par la mère… Les scénarios se multiplient. Parfois, il suffit d’un coup de langue mal placé ou d’un jeu improvisé pour faire entrer les vers intestinaux dans la danse.
Quels signes doivent vous alerter sur la présence de vers chez votre compagnon
Chez le chien, une infestation par des vers intestinaux ne provoque pas toujours des manifestations flagrantes. Pourtant, certains changements méritent toute votre attention. On retrouve en première ligne la diarrhée, parfois accompagnée de vomissements ou d’une constipation persistante. Un chien qui maigrit sans raison, tout en gardant l’appétit, ou qui arbore un ventre gonflé (notamment chez le chiot) mérite un regard appuyé.
Un pelage terne, une fatigue inhabituelle ou une baisse de forme peuvent également signaler un souci. Certains chiens, surtout les plus jeunes, connaissent un ralentissement de leur croissance. Parfois, la toux ou des difficultés respiratoires révèlent la présence de vers pulmonaires, rarement évoqués mais tout aussi préoccupants.
Certains comportements trahissent aussi l’inconfort : le fameux signe du traîneau, ce glissement du postérieur sur le sol, traduit des démangeaisons anales souvent liées à des vers plats comme Dipylidium caninum. En cas de doute, l’observation de vers dans les selles ou autour de l’anus ne laisse place à aucune ambiguïté. Plus insidieusement, une anémie, des troubles nerveux ou des atteintes d’organes peuvent survenir si l’infestation se prolonge.
Voici les principaux symptômes qui doivent retenir l’attention :
- Diarrhée, vomissements, constipation
- Perte de poids et ventre gonflé
- Fatigue, pelage terne, retard de croissance
- Signe du traîneau, démangeaisons anales
- Présence de vers visibles dans les selles
L’éventail des signes impose d’observer attentivement l’état général et les habitudes de votre animal. Ne négligez aucun changement : certaines infestations évoluent vite vers des complications sévères, avec parfois des conséquences irréversibles.
Transmission et risques : comment les chiens attrapent-ils des vers ?
Un chien se promène, renifle, goûte, explore. À chaque instant, il s’expose à une multitude de parasites. L’ingestion d’œufs ou de larves présents dans l’environnement demeure la voie la plus courante, surtout chez les chiots ou les animaux vivant en collectivité. Sol, flaques, excréments d’autres animaux : autant de lieux propices à la transmission.
Les hôtes intermédiaires jouent aussi un rôle discret mais redoutable. Une puce avalée lors d’une toilette, et voilà le Dipylidium caninum qui s’installe. Rongeurs, tiques, proies diverses véhiculent d’autres vers, tandis que les moustiques propagent le ver du cœur (Dirofilaria immitis), responsable de maladies cardiaques souvent graves.
La contamination ne se cantonne pas à l’extérieur. Parfois, la transmission maternelle intervient : via le placenta ou le lait, certains chiots contractent des vers dès la naissance. L’ingestion de limaces ou d’escargots expose quant à elle à des vers pulmonaires (Angiostrongylus vasorum), dont les effets peuvent être particulièrement sévères.
Le risque de zoonose ne doit pas être écarté : certains vers, comme les échinocoques ou les ascarides, passent chez l’humain et mettent en danger les plus vulnérables. Le contact étroit entre chien et humain facilite ce passage. Prudence et surveillance régulière s’imposent.
Traitements efficaces et conseils pratiques pour protéger votre chien des vers
Au moindre doute , diarrhée qui s’éternise, ventre qui gonfle, perte de poids ou fatigue, prenez rendez-vous chez le vétérinaire. Le professionnel examine les selles, parfois réalise une analyse coprologique pour repérer œufs ou larves. Pour détecter les vers du cœur, une prise de sang reste la méthode de choix.
Le traitement antiparasitaire repose sur des vermifuges adaptés, administrés selon le type de parasite (ascarides, trichures, ankylostomes, ténias, échinocoques ou protozoaires). Doses et fréquences s’ajustent à l’âge, l’état de santé et le mode de vie de l’animal. Certains profils, comme les chiots, les femelles gestantes ou les chiens en collectivité, requièrent un suivi plus rapproché. Ne modifiez pas la prescription sans l’avis du vétérinaire.
Pour limiter les risques, voici des mesures concrètes à intégrer dans la routine :
- Respectez un calendrier de vermifugation régulière (de 1 à 3 mois selon le contexte)
- Assurez-vous d’une hygiène rigoureuse : ramassage des déjections, nettoyage des gamelles et du lieu de vie
- Traitez le chien contre les parasites externes (puces, tiques) afin de limiter la transmission indirecte de certains vers
- Gardez l’œil sur la vitalité, la croissance et le comportement, en particulier chez les plus jeunes ou les races sensibles
- Planifiez des visites régulières chez le vétérinaire pour adapter la prévention et dépister toute infestation silencieuse
Face aux vers intestinaux, la rigueur paie. Un suivi attentif et des gestes adaptés font toute la différence, pour offrir à votre chien une vie saine… et préserver aussi la santé de toute la famille.


